« Fast track » aux États-Unis : la bataille fait toujours rage

Veille, par Lucile

Après le vote surprise de mardi dernier, bloquant le débat au Sénat américain sur l’autorité spéciale de négociation du président, ou « Fast track authority », l’opposition de la majorité des sénateurs démocrates à la politique commerciale d’Obama n’aura pas fait long feu.

Jeudi 14, ils ont débloqué l’examen de la proposition de loi. Ils ont voté par 65 voix contre 33 l’ouverture des débats qu’ils avaient refusé mardi.

D’après l’organisation américaine Public Citizen, le vote de mardi était une excellente surprise : les opposants au texte s’attendaient à ce que le projet de loi passe immédiatement le Sénat, ce qui n’a pas été le cas. Ils concentrent leur action sur la Chambre des représentants (assemblée représentant les citoyens au sein de l’Union), où le texte a plus de chances d’être définitivement rejeté.

Les partisans du fast track espèrent maintenant un passage éclair au Sénat dans les prochains jours, suivi d’un examen et d’un vote positif rapide à la chambre avant la fin de la semaine. Les opposants au texte promettent de se battre dans les deux chambres pour retarder (au Sénat) et empêcher (à la Chambre) son adoption.

L’administration Obama joue la montre sur ce sujet. Ses partenaires de la zone Asie-Pacifique refusent de conclure le partenariat transpacifique (TPP), dont la négociation est presque terminée, avant l’obtention du fast track. La Commission européenne déclare également régulièrement attendre son obtention pour pouvoir véritablement avancer dans les négociations TAFTA. L’objectif du président Obama est de ratifier le TPP et de conclure le TAFTA avant le début de la campagne électorale de 2016. Côté américain, le fast track est le principal obstacle sur sa route.

Pour aller plus loin :

À propos

L’actualité des accords de libre échange vue et commentée par Attac, l’Aitec et leurs partenaires. Veille, analyses et questions-réponses pour détricoter la complexité des politiques commerciales et renforcer nos luttes.

Tweets